En Allemagne, plus de 150 éditeurs exigent une meilleure protection face aux risques de contrefaçon de l’IA

En Allemagne, plus de 150 éditeurs exigent une meilleure protection face aux risques de contrefaçon de l’IA

En Allemagne, plus de 150 éditeurs exigent une meilleure protection face aux risques de contrefaçon de l’IA Par Benjamin Puech Publié le 13/10/2026 à 15h07, mis à jour le 13/10/2026 à 15h47 Suivre Le Figaro sur : Google (ouvre un nouvel onglet) Google Discover (ouvre un nouvel onglet) Google News (ouvre un nouvel onglet) Sujets IA édition Union européenne Lire dans l’app Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp " data-modal-image-caption="Le 8 octobre 2026, des visiteurs à la 78e Foire du livre de Francfort, le plus grand salon mondial du livre, à Francfort-sur-le-Main, dans l’ouest de l’Allemagne." data-modal-image-credit="KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP"> Le 8 octobre 2026, des visiteurs à la 78e Foire du livre de Francfort, le plus grand salon mondial du livre, à Francfort-sur-le-Main, dans l’ouest de l’Allemagne. KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP Dans une déclaration publiée pendant la Foire du livre de Francfort, des poids lourds du secteur interpellent les instances européennes sur le pillage d’ouvrages par des modèles d’intelligence artificielle. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Les éditeurs allemands exigent une meilleure régulation des outils d’intelligence artificielle. Le 6 octobre, en ouverture de la Foire du livre de Francfort, le plus grand événement de ce genre au monde, Börsenverein, l’organisation professionnelle allemande des éditeurs et libraires, a publié une déclaration à l’intention du gouvernement, ainsi que de la Commission et du Parlement européens. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Culture avec Jean-Christophe Buisson Inscrivez-vous à notre newsletter “La lettre d'info Culture” TV ce soir : retrouver notre sélection du jour « Les entreprises spécialisées en IA entraînent leurs modèles sur des œuvres protégées par le droit d’auteur sans le consentement des éditeurs et des auteurs » , regrettent dans cet « appel de Francfort » les signataires, dont des poids lourds du secteur comme Holtzbrinck Book Publishers ou la filiale allemande de Penguin Random House Publishing Group, mais aussi des maisons prestigieuses à l’image de Hanser Verlag ou Diogenes Verlag, un éditeur suisse. Passer la publicité Publicité Des procédures judiciaires «coûteuses» Aux « législateurs » , les plus de 150 éditeurs allemands parlant d’une même voix exigent la mise en place d’une obligation de transparence pour que les moteurs IA indiquent les sources sur lesquelles ils sont entraînés. Ils appellent aussi de leurs vœux « un marché de licences assorti de modèles de revenus équitables » . Autrement dit, un environnement contractuel et financier encadrant l’usage par l’IA des œuvres. Sans ce cadre juridique, « faire valoir les droits d’auteur est pratiquement impossible, sauf au moyen de coûteuses procédures judiciaires (…), en raison du manque de transparence et des difficultés à prouver la contrefaçon » . Romans piratés En 2023, en France, une tribune publiée dans Le Monde exigeait « l’adoption d’un cadre garantissant une réelle transparence sur les œuvres et sur les contenus utilisés pour entraîner les machines » . Parmi les signataires, l’Adami (société civile pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes), le Syndicat national de l’édition et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Plusieurs auteurs français, dont Amélie Nothomb et Virginie Grimaldi , auraient vu leurs œuvres, en français ou traduites, être scannées sans rétribution par des outils d’intelligence artificielle. Elles seraient accessibles dans des corpus en ligne de livres piratés. À lire aussi Face à l’IA, les géants de l’édition multiplient les actions en justice pour défendre les droits d’auteur Aux États-Unis, Hachette Book Group et un groupe d’édition spécialisé dans l’éducation, Cengage, ont porté plainte cet été contre Google à New York. Ils l’accusent d’avoir outrepassé la propriété intellectuelle pour entraîner sa famille de modèles Gemini.

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