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- La rédaction
Le nouveau film Les Misérables, réalisé par Fred Cavayé, sort en salles ce mercredi 14 octobre. Porté par un casting prestigieux, il adapte le célèbre roman de Victor Hugo. La critique d’Etienne Sorin, publiée dans Le Figaro, salue un savoir-faire réel mais regrette l’absence de point de vue original.
Une adaptation attendue
Après s’être illustré dans le polar et la comédie, Fred Cavayé, 58 ans, s’attaque à un monument de la littérature française. Son Les Misérables s’inscrit dans une tendance du cinéma français à réviser ses classiques pour créer de « grands films populaires ». Avant lui, Martin Bourboulon a adapté Les Trois Mousquetaires avec François Civil en D’Artagnan, tandis que Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière ont porté Le Comte de Monte-Cristo à l’écran avec Pierre Niney en Edmond Dantès. On peut également citer La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry, avec Simon Abkarian.
Un savoir-faire sans génie
Ces superproductions, souvent réalisées par des scénaristes ou des hommes de plume, s’appuient sur des équipes techniques aguerries. Le public semble s’en satisfaire, et le film peut tenir debout même sans génie derrière la caméra. Cependant, la critique du Figaro exprime une certaine nostalgie pour des œuvres comme Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau, décrit comme une splendeur visuelle, ou La Reine Margot de Patrice Chéreau, fresque morbide. Ces films alliaient ambition artistique et succès populaire.
Un casting solide
Le film bénéficie d’un excellent casting, avec Camille Cottin, Benjamin Lavernhe et Vincent Lindon. Leur présence contribue à la qualité de cette adaptation, qui reste fidèle à l’esprit du roman. Malgré cela, la critique souligne que la générosité de la production ne remplace pas une véritable vision de cinéaste.
Un contexte de superproductions
Cette adaptation s’ajoute à une série de films patrimoniaux qui rencontrent un certain succès public. Le cinéma français cherche à rivaliser avec les productions internationales en misant sur des classiques de la littérature. Ces films, bien que parfois critiqués pour leur manque d’audace, permettent de faire découvrir ou redécouvrir des œuvres majeures au grand public.
Une sortie très suivie
Les Misérables de Fred Cavayé sort ce mercredi 14 octobre dans les salles françaises. Il est distribué par Curiosa Films, Eskwad, StudioCanal et TF1 Films Production. Cette nouvelle adaptation du roman de Victor Hugo, l’un des plus adaptés au monde, devrait attirer un large public, entre amateurs de films d’époque et lecteurs de l’œuvre originale.
Un défi pour le réalisateur
Fred Cavayé, connu pour ses thrillers nerveux comme Pour elle ou Mea Culpa, change ici radicalement de registre. Il s’attaque à une fresque sociale et historique, avec l’ambition de toucher un public large. La critique du Figaro, tout en reconnaissant les qualités du film, estime que la générosité de l’entreprise ne compense pas l’absence d’une vraie signature artistique.
Un public au rendez-vous ?
Le succès de ces superproductions patrimoniales dépendra de l’accueil du public. Les exemples récents montrent que les Français sont friands de ces adaptations, à condition qu’elles soient spectaculaires et bien interprétées. Les Misérables de Cavayé devra convaincre au-delà des amateurs de Victor Hugo, dans un paysage cinématographique où la concurrence est forte.
Un héritage littéraire toujours vivant
Victor Hugo demeure l’un des auteurs les plus adaptés au cinéma. Son œuvre continue d’inspirer les cinéastes, en France comme à l’étranger. Cette nouvelle version des Misérables, malgré les réserves de la critique, témoigne de la vitalité de cet héritage et de l’attachement du public français à ses classiques. Elle pourrait ouvrir la voie à d’autres adaptations du même genre dans les années à venir.
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