Avec un festival sur deux confronté à des aléas climatiques en 2026, la situation devient « critique » pour le secteur

Avec un festival sur deux confronté à des aléas climatiques en 2026, la situation devient « critique » pour le secteur

Avec un festival sur deux confronté à des aléas climatiques en 2026, la situation devient « critique » pour le secteur Par Le Figaro avec AFP Publié le 15/10/2026 à 17h35, mis à jour le 15/10/2026 à 20h58 Suivre Le Figaro sur : Google (ouvre un nouvel onglet) Google Discover (ouvre un nouvel onglet) Google News (ouvre un nouvel onglet) Sujets Festivals Réchauffement climatique Annulations Lire dans l’app Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp " data-modal-image-caption="Le nombre des manifestations impactées par les températures extrêmes ou les fortes précipitations, comme le festival parisien Solidays en juin, a augmenté de dix points par rapport à 2025." data-modal-image-credit="JULIE SEBADELHA / AFP"> Le nombre des manifestations impactées par les températures extrêmes ou les fortes précipitations, comme le festival parisien Solidays en juin, a augmenté de dix points par rapport à 2025. JULIE SEBADELHA / AFP Selon un bilan provisoire du Centre national de la musique et le ministère de la Culture, une quarantaine d’événements ont connu une annulation totale ou partielle cet été. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Les mines déconfites des équipes de Solidays , annulé à quelques heures de l’ouverture en plein épisode caniculaire en juin, avaient donné le ton de cet été à risque. Près d’un festival sur deux a subi des aléas climatiques en 2026 et une quarantaine d'événements estivaux ont connu une annulation totale ou partielle s'ajoutant à des difficultés financières persistantes, a indiqué jeudi le Centre national de la musique. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Culture avec Jean-Christophe Buisson TV ce soir : retrouver notre sélection du jour Selon le bilan provisoire de la saison 2026 des festivals - majoritairement de musique, mais aussi d’humour - publié par le Centre national de la musique (CNM) et le ministère de la Culture, « parmi les 998 festivals qui se sont tenus sur la période, 49 % déclarent avoir été confrontés à des aléas naturels, soit 13 points de plus qu’en 2025 » . À lire aussi Avec 22 millions d’euros de pertes et 213 concerts annulés, un été catastrophique pour les festivals notamment Passer la publicité Publicité Températures extrêmes, orages et fortes précipitations ont impacté ces événements, surtout ceux en plein air, précisent les données présentées lors du MaMa, événement mêlant concerts et conférences qui se tient à Paris. En réalisant une veille durant l'été, le CNM a identifié « plus de 40 annulations de festivals » totales ou partielles, « concernant plus d'une soixantaine de représentations qui auraient dû avoir lieu entre juin et août » . Une situation financière critique L'établissement public rappelle qu'au-delà de l'impact climatique, les difficultés financières restent la principale préoccupation des festivals. Plus de la moitié de ceux analysés présentent un déficit, dans un contexte marqué par une hausse des coûts techniques et artistiques, que ne compense pas la dynamique globale de croissance de la billetterie, souligne le CNM. « Nous atteignons une situation critique qui impacte durement les festivals » , s'est inquiété le Syndicat des musiques actuelles (SMA), qui rassemble environ 600 structures indépendantes. Selon son propre bilan dévoilé jeudi, plus d'un tiers des festivals adhérents ayant répondu ont terminé dans le rouge, avec un déficit moyen dépassant 76 000 euros. Tous doivent composer avec de faibles trésoreries, la concurrence des grandes jauges et les hausses attendues des contrats d'assurance. À lire aussi Vieilles Charrues, Main Square Festival et Eurockéennes : Muse tête d’affiche de la saison des festivals « On n'a pas les poches très remplies, par contre on peut offrir une expérience conviviale, bien accueillir les publics » , avait estimé mercredi au MaMa Aurélie Hannedouche, directrice du SMA, appelant aussi les indépendants à « diversifier le modèle économique » pour ne pas risquer de tout perdre sur des manifestations de quelques jours. La majorité des répondants du CNM ont toutefois indiqué que leur édition 2027 devrait pouvoir se tenir.

Plus d'actualités

Sitemap